Valéry Bonneau

Rencontre avec Valéry Bonneau, passionné de roman noir

Bonjour Valéry et merci de m’accorder aujourd’hui cette petite interview. Essayons ensemble de découvrir ton quotidien de passionné d’écriture !


Tout d’abord pour nos lecteurs, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

« Je ne sais rien mais dans plein de domaines ». Je touche un peu à tout, et si j’aime bien creuser un sujet, l’idée de devenir un expert me fait bailler d’ennui. J’écris des nouvelles, romans noirs et livres d’anticipation sur l’impact des robots et de la technologie. Je touche un peu à tout.

Quelle place occupe aujourd’hui l’écriture dans ta vie ?

Toute la place. Mais comme dans l’histoire avec les cailloux et le sable, une fois que tout est plein, il reste encore beaucoup de vide à combler (Une incroyable leçon de vie !)

J’écris tous les jours, quoi qu’il arrive (ok, sur les 1000 derniers jours, j’ai dû écrire 940 jours). Et s’il le faut, je me lève à 4h00 du matin, pour être sûr d’avoir le temps avant de partir bosser.

Le roman noir est un genre très particulier. Pourquoi avoir choisi d’y dévouer ta créativité ?

Surement car j’ai été bercé aux romans noirs et aux films noirs. Mais c’est venu naturellement. J’ai écrit mon premier roman Une tarte dans la gueule sans plan et sans idée préconçue, je n’avais que la première phrase : « il m’a mis une tarte dans la gueule ce con ». Et c’est devenu un roman noir. Qui est pourtant une bluette à côté du deuxième. Mais c’est le genre qui me parait le plus résonner avec nos vies, avec ce sentiment d’être enfermé dans un labyrinthe et que, quoi qu’on fasse, où qu’on aille, la seule sortie, même joyeuse, passe par le désespoir.

Pour mes Nouvelles Noires pour se Rire du Désespoir, c’est le même principe. A tel point que certains lecteurs demandent grâce : « trop noir ».

Autre centre d’attention qui semble occuper nombre de tes sessions d’écriture : les robots. Pourquoi cet intérêt pour les machines ?

Là encore, plus que les machines, ce sont les humains qui m’intéressent. Mon collègue est un robot raconte l’histoire d’un type qui cherche du boulot en 2017 et tombe partout sur un robot qui peut faire son job. J’ai choisi des vrais robots que je décris de manière assez imagée. Mais cela reste l’histoire de la robolution à hauteur d’homme. Tout le monde parle de technologie, de machine, balance des grands principes en oubliant souvent les hommes et les femmes qui vivront ces changements. Ce livre est publié chez Alternatives/Gallimard.

Concernant la littérature d’anticipation, si tu devais conseiller un livre (un seul) à nos lecteurs : quel serait-il ?

Un seul ? Alors je prendrais La zone du dehors de Alain Damasio. Mais cela résonne tellement avec notre époque, qu’à mes yeux on frise le documentaire : manipulation par les sondages, mise en scène des conflits, etc. Tout en restant un roman vivant et enthousiasmant, comme tout bon roman d’anticipation 🙂

Sur ton site, tu évoques la série Black Mirror. Doit-on y voir une source d’inspiration particulière pour tes romans ?

Absolument pas car je n’ai pas vu Black Mirror ! Mais de nombreux lecteurs m’ont dit que cela leur faisait penser à la série. J’imagine que certaines idées sont dans l’air. La technologie impose tellement de changements qu’il est normal de se projeter. Dans Un monde meilleur, j’ai écrit 20 nouvelles d’anticipation – condamné à mort si vous pensez au suicide, permis pour avoir des enfants ou Facebook qui décide pour vous de ce que vous pouvez dire ou pas.

Et je l’ai sobrement sous-titré Le Black Mirror de la littérature parce que ça a l’air vrai et que c’est plus vendeur 🙂


Hé bien merci Valéry pour cet éclairage très « noir » sur tes travaux littéraires. En espérant tout de même que l’anticipation que tu te plais à décrire ne devienne pas la réalité de demain ! Tous mes voeux de réussite pour la suite !

Liens : Bibliographie de Valéry, Twitter, Facebook

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Auteur de l’article : Alexandre
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