Philippe Schoepen

Rencontre avec Philippe Schoepen, copywriter professionnel

Bonjour Philippe, content de faire ta connaissance et merci de m’accorder quelques minutes. Nous sommes là aujourd’hui pour parler de ton rapport à l’écriture professionnelle puisque tu as choisi d’en faire ton métier.


Pourrais-tu te présenter brièvement à nos lecteurs ?

Je suis copywriter (salarié dans une banque belge et indépendant complémentaire). J’ai 53 ans, marié, deux grands enfants.

J’écris pour les autres et publie sur mon blog autour de la communication. Je commence aussi par pondre des petits textes et ai deux projets de formats longs (un projet collectif et un autre, personnel, dans le domaine des disquaires).

Si ce n’est pas indiscret, peux-tu nous en dire plus sur ces deux projets personnels ?

Le projet collectif est confidentiel. Le second traitera de la vie des disquaires dans les années d’or de la musique, à savoir les années 60’, 70’ et 80. Comment vendait-on, achetait-on et consommait-on de la musique à l’époque ? Je rassemble le contenu via des interviews et un blog sur Tumblr et une page Twitter. Cela m’a semblé plus pertinent de commencer par les réseaux sociaux afin de susciter de l’intérêt et des témoignages de clients et/ou de disquaires. Le plan d’écriture est prêt (mindmapping). Mais la tâche est immense !

Comment est née ton envie d’écrire ?

Des tests réalisés quand j’avais 12 ans ont affirmé que je devais me diriger vers des études littéraires. Je ne l’ai pas fait, préférant la sécurité et les chiffres. C’est mon professeur de français de rhétorique (la dernière année avant le bac, pour les lecteurs français) qui m’a réveillé. Il m’a donné le coup de fouet, a semé les graines de ma vocation que j’ai travaillée, tous les jours, depuis 1998 dans une compagnie d’assurances (je fus responsable d’un magazine d’entreprise pendant 11 ans), puis au sein du département Marketing, pour affiner mon écriture commerciale.

Tu fais donc du copywriting. Peux-tu nous dire de quoi il s’agit ?

À l’origine, copywriter est la contraction de concepteur-rédacteur, un métier de la publicité. Un copywriter reçoit un briefing et écrit un contenu textuel : un slogan, un titre, un chapitre, une page, un dossier technique. Pour le print ou pour le web, de plus en plus. Le webwriting est une tendance forte avec l’avènement du numérique. Écrire court, être cliqué, être lu… Pas une science, mais une technique. En attendant les robots-rédacteurs. Certains sont déjà parmi nous en fait, dans les domaines sportifs pour assister les journalistes humains ou pour communiquer les résultats de certaines élections.

En tant que professionnel du milieu, comment qualifierais-tu le « marché » de l’écriture en 2017 ?

Les deux mondes de l’écriture que je connais sont celui de la communication interne et du marketing. Le « marché de l’écriture » m’est inconnu. Il doit être gigantesque. Mais je compte m’y frotter dans les prochaines années. Et y trouver mon style et mes lecteurs ? Jamais je ne contacterai une maison d’édition (mariage impossible) car des solutions existent, plus rapides et moins contraignantes, comme l’impression sur demande.

Est-ce différent d’écrire pour soi ou pour les autres ?

Quand on écrit pour les autres, il y a deux publics : celui qui demande le texte et celui qui le lira (cela peut être le même en effet). Quand on écrit pour soi, il faut rajouter une troisième personne : soi-même. Mais écrire pour soi n’a pas beaucoup de sens, à part le carnet intime. Dans mon chef, écrire pour moi, c’est sortir des travaux rémunérés pour écrire des nouvelles, des petits textes… Et, qui sait, des contenus plus longs, plus tard. Je ferai un petit tour sur ton blog. Car écrire, c’est aussi apprendre, apprendre des autres, être humble.

Que peux-tu nous raconter de ton expérience sur ce point ?

Sur mon blog, j’ai démarré en faisant du storytelling sur la création de ma petite boite d’écriture dékapante (dékapante pour décaper, nettoyer un texte, le rendre lisible). Puis j’ai raconté mes clients et les travaux que j’avais réalisés pour eux. Plus récemment, encouragé par un atelier d’écritures qui m’a rappelé les exercices rédactionnels de mon professeur de français, j’ai écrit des textes hors communication classique. Des billets d’humeur, des bouts de phrase, des chroniques musicales. Je ne m’écarte pas trop de la musique, en effet. Elle fait partie de ma vie, comme les mots.


Merci Philippe pour cette interview passionnante ! Tous mes voeux de réussite pour la suite !

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Auteur de l’article : Alexandre
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