Lysere

Rencontre avec Lysere, auteur de Connexio Sybarite

Bonjour Lysere et merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour Passion d’écrire ! Au programme : mondes imaginaires, Vikings et co-écriture avec une certaine Belysambre… c’est parti !


Avant toute chose, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Lysere, apprenti auteur, griffonneur de notes acharné et romancier de pacotille, je tente de percer dans le monde merveilleux des bisounours qu’est l’écriture de livres dans le genre SFFF, le jour je suis un type sage, pas forcément méchant qui explore les mystères des tableurs Excel et de la programmation, mais la nuit, à la lueur de ma lampe de bureau, je me transforme en docteur Jekyll du clavier, massacreur de la touche espace, assassin de stylos et de multiples carnets, je crée, j’écris, je griffonne, je hante l’Internet à la recherche d’informations et d’inspiration dans le cadre de mes textes. Lysere, c’est avant tout un pseudonyme qui me suit depuis près de 20 ans dans toutes mes activités créatives ou ludiques et que j’ai fini par adopter sans trop de difficultés, ce n’est pas pour me cacher, mais plutôt en souvenir de ce défi pas si idiot entre rôlistes qui a fait de moi ce que je suis.

Tes mondes imaginaires sont nombreux : Connexio Sybarite, Huit reales, Le chant du skalde… et bien d’autres. Où trouves-tu la source de toute cette inspiration ?

En voilà une excellente question, mon inspiration, je la trouve partout : jeux vidéo, films, jeux de rôles, livres, musique, conversations professionnelles, rencontres, balades, jeux de lumière, actualités d’hier et d’aujourd’hui, tout est bon à prendre, je suis un curieux invétéré, je m’intéresse aussi bien à la philosophie, la poésie, le théâtre, les sciences et techniques, les phénomènes de société et les effets de mode, une sorte de curiosité maladive pour tout et surtout pour mon prochain…

Ton premier roman, Connexio Sybarite, peut-être défini comme une sorte de monde ouvert aux sources multiples. Tu nous expliques ?

Alors, la Voie des ombres, qui est en effet le premier tome de la Connexio Sybarite est un univers riche et vaste que j’ai essayé de rendre aussi vertigineux que possible dans un roman d’aventures spatiales. Enlèvements, complots, enquête sont au programme de ce livre un peu différent. Il raconte la quête d’un homme découvrant que sa vie est loin d’être aussi facile et simple que ce que certains voudraient lui faire croire. En se lançant dans l’aventure qui est la sienne, il va progressivement dévoiler une autre quête, celle d’une humanité qui se cherche désespérément. Je me suis inspiré de beaucoup d’œuvres différentes avec plus ou moins de succès et en faire la liste exhaustive ne serait plus possible aujourd’hui vu que j’ai mis près de quatorze ans pour écrire ce roman dont le tome I n’est qu’un simple extrait. Il s’adresse à un public large et conviendra aussi bien aux amateurs de bonnes histoires d’aventures qu’aux lecteurs plus exigeants à la recherche de messages et de symboles.

Le chant du skalde est ton autre projet le plus avancé. On sort de la Science-fiction pour pénétrer un monde fantastique peuplé de Vikings. Racontes-nous !

Beaucoup de gens croient connaître la culture viking, il suffit de voir l’engouement autour de ces peuples mystérieux ces dernières années et pourtant on en sait peu sur eux au final. Ce que l’on en apprend provient de recherches très poussées et des récits des scaldes, ces prêtres-guerriers-conteurs, voix des Ases sur Midgard. Le chant du Skalde est une trilogie basée sur un moment clef de la mythologie viking et raconte la quête et les aventures d’un jeune guerrier qui découvre que sa voie n’est pas celle qu’il croyait. On explore ici la destinée humaine, le libre arbitre, l’amitié et la fraternité. Il sera accompagné par des alliés solides et confrontés à des adversaires redoutables, le tout sous l’œil attentif des dieux eux-mêmes. Une saga qui sent bon l’eau salée, le sang et la magie.

Derrière ton pseudonyme se cache un écrivain… et une personne qui t’es particulièrement chère. Peut-on en savoir plus sur le mystère Lysere ?

Il n’y a pas vraiment de Mystère Lysere, à part le fait que Lysere, c’est moi, mais que depuis maintenant quelques années, je n’écris plus seul et que Lysere sans Belysambre, ce n’est plus la même chose. Elle a commencé par illustrer mes couvertures, corriger mes textes et me poser quelques questions indiscrètes sur mes scénarios, appuyant là où ça fait mal, c’est-à-dire en plein dans les trous et les incohérences pour la Connexio Sybarite, puis de fil en aiguille, elle a proposé des ajustements, des altérations ou des pistes pour modifier l’histoire, rien de très dramatique, mais suffisamment pour rajouter une richesse et une densité non négligeable dans le C-LOG et le Chant du skalde à paraître très bientôt. Enfin, nous avons tenté la co-création et la co-écriture, pour nous, ça marche plutôt bien. Sans sa plume fine et subtile, bien des textes seraient plus fades et plats, sans saveur et sans trop d’intérêt. Donc, s’il devait y avoir un mystère Lysere, ce serait simplement celui-là : il m’est inconcevable d’imaginer écrire sans Belysambre, nous avons tous deux beaucoup gagné en maturité et en efficacité grâce à cette collaboration. Elle attire mon attention sur mes faiblesses, me permet d’insister sur mes forces et réciproquement. En somme, une entente enrichissante et gagnante pour tous les deux.

Si tu avais un conseil (un seul) à donner aux passionnés qui nous lisent mais qui n’osent franchir le pas de l’écriture d’un roman, quel serait-il ?

Tentez le coup quand même, mais jamais seul, faites-vous assister, entourez-vous de gens de confiance et surtout, ne baissez jamais les bras. Mon premier livre a mis quatorze ans pour obtenir sa forme finale et être publié à compte d’éditeur (et je n’en suis toujours pas satisfait), mais jamais il n’aurait été édité si j’étais resté isolé dans mon coin… N’oubliez pas, vous n’êtes jamais complètement seuls.

Lysere et Belysambre

 


Hé bien merci Lysere pour cette interview passionnante ! J’invite les lecteurs de Passion d’écrire qui voudraient en savoir plus à se rendre sur ton site. Tous mes voeux de succès pour tes projets d’écriture (quatorze ans pour écrire un livre ? Pfff, c’est rien ça ! ^^) Et longue vie à ta co-écriture avec Belysambre !

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Auteur de l’article : Alexandre
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