Rencontre avec François Marcotte, maître des brèves à six mots

François Marcotte

Bonjour François, ravi de faire ta connaissance et de m’accorder ces quelques instants où nous allons essayer de comprendre ta passion pour l’écriture.


Pour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je suis François Marcotte, écrivain du dimanche. Je vis à Montréal depuis une dizaine d’années. Mon champ littéraire couvre les genres suivants : poésie, portraits réalisés à partir de photos, nouvelles, aphorismes et phrases brèves de six mots que je partage sur la page Twitter de @Mprince6m

Et en six mots ça donnerait quoi ?

Écrivain amateur explorant divers genres littéraires.

Un témoignage en direct du Québec, voilà qui élargit notre horizon ! A quoi ressemble le monde des passionnés d’écriture de l’autre côté de l’Atlantique ?

La question est vaste. Je me contenterai de parler du Québec, un petit marché comparé à la France et aux États-Unis. Nous avons ici nos écrivains connus, les Yves Beauchemin, Marie Laberge, Patrick Sénécal, Ying Chen qui vivent de leur plume. Les autres doivent concilier travail et écriture pour vivre décemment. En marge de ces auteurs à succès, on trouve un vaste éventail d’écrivains qui tentent de trouver leur niche, d’imposer leur voix, de percer le marché; ou qui écrivent simplement pour le plaisir de s’exprimer, sans chercher la reconnaissance publique. En bref, je dirais que notre situation est assez semblable à celle d’ailleurs.

Tu écris donc des poésies et des nouvelles. Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

Mes nouvelles s’inspirent souvent d’un événement, d’un fait divers, d’une rencontre planifiée ou fortuite qui déclenchent en moi le besoin de raconter ce que j’ai vécu ou observé. Bien sûr, l’écriture transfigure la réalité en la sublimant mais elle donne une seconde vie à une expérience subjective. Pour la poésie, mes sources sont plus intérieures : un rêve, un état d’âme particulier, les émotions et sentiments suscités en moi par l’écoute d’une oeuvre musicale, la lecture d’un texte ou une promenade dans la nature.

Tu réalises aussi des portraits à partir de photos ? C’est à dire ?

Je choisis une photo qui m’accroche et je tente, à l’aide d’une observation minutieuse et d’une analyse fouillée, de donner vie à la personne qui y figure. Je décris ses traits physiques dominants, fais ressortir les contrastes entre les éléments du corps, j’exprime au mieux les sentiments évoqués par l’expression du regard et le maintien de la personne. Et je conclus en exprimant les traits de la personnalité qui émergent du cliché choisi. Pour moi, une photo est parlante si on l’observe avec une attention passionnée.

As-tu une formation littéraire ou es-tu plutôt écrivain autodidacte ?

J’ai suivi des ateliers d’écriture, rencontré quelques auteurs, mais je reste un autodidacte. L’écriture est pour moi un loisir au même titre que la musique. Je suis clarinettiste dans un orchestre et je partage mon temps entre ces deux arts, qui sont aussi exigeants l’un que l’autre. Mais l’un et l’autre se complètent et s’enrichissent mutuellement. Je trouve de la poésie dans la musique et de la musique dans la poésie; chaque art célèbre la vie avec des mots ou… avec des notes.


Merci François pour cet échange très instructif. Longue vie et prospérité à la créativité en six mots (ou plus !)

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