Rencontre avec Corentin Gaudfrain, auteur de l’ouvrage Femmes

Corentin Gaudfrain

Bonjour Corentin et merci pour le temps que tu accordes à Passion d’écrire. A travers quelques questions, nous allons essayer d’éclairer nos lecteurs sur tes travaux d’écriture, notamment ton premier essai, Femmes.


Tout d’abord peux-tu te décrire en quelques mots ?

Je m’appelle Corentin Gaudfrain, j’ai 20 ans, je suis originaire du nord de la France et je suis diplômé d’une licence ès Lettres Modernes. Dans la vie, je suis très curieux et polyvalent, j’aurais voulu pouvoir faire tous les métiers du monde : professeur, couturier, écrivain, vétérinaire, journaliste, développeur informatique… Je me dirige finalement vers l’enseignement, le métier de professeur des écoles me permettant de mettre cette polyvalence au profit de mes élèves.

Des études en Lettres Modernes. Pour le néophyte que je suis, peux-tu m’en dire plus ?

Après avoir difficilement choisi une voie pour mes études, j’ai obtenu ma licence ès Lettres Modernes. C’est une licence dans laquelle on étudie des tas d’auteurs, notamment pour les oeuvres qui vont du Moyen Âge jusqu’à nos jours. On nous y enseigne également une Grammaire solide mais aussi des concepts de linguistique, par exemple.

20 ans c’est très jeune pour un premier essai : félicitations ! Peux-tu nous dire jusqu’à quand remonte ta passion pour l’écriture ?

Merci ! Et merci infiniment pour l’intérêt que vous portez à mon travail. Non, malheureusement, je ne suis pas capable de dire depuis quand j’écris… ça fait si longtemps ! J’écrivais, d’ailleurs, bien avant de devenir un mordu de la lecture. Je me souviens, étant petit, que je griffonnais des poèmes, rien de bien extraordinaire. J’ai eu une période très productive aux alentours de 2014 durant laquelle j’ai écrit pas mal de chansons et quelques nouvelles.

Au quotidien, tu aimes « déstructurer les stéréotypes ». C’est à dire ?

À mes yeux, il faut considérer les stéréotypes comme d’épais murs qui cacheraient un château dans lequel tout est réel, les stéréotypes nous détachent de la réalité et les déstructurer c’est briser ce mur. Je suis intimement persuadé qu’il n’y a pas besoin de révolution pour ça. En mon sens, cela doit plutôt passer par des petites actions du quotidien. En fait, ce qui fait que les stéréotypes existent c’est que la plupart des gens n’ont même pas conscience qu’ils en véhiculent et on ne peut pas leur en vouloir. Dans Femmes, je compare les stéréotypes à des petites bulles qui gravitent autour de nous. On ne peut pas voir nos propres bulles, ce sont les autres qui doivent nous aider à les éclater. Cela passe par des petites actions du quotidien, directes ou indirectes. Il s’agit simplement de pointer le doigt sur les éléments quotidiens qui relèvent, à priori, des stéréotypes. C’est surtout un travail sur le langage, je ne cherche pas à remettre en question ce que l’autre pense mais plutôt à l’amener à penser autrement. Ce que je décris là, c’est exactement la démarche de Femmes.

En lisant Femmes, ton premier ouvrage auto-édité, à quoi doit-on s’attendre ?

Je pense qu’on doit surtout s’attendre à être surpris, si on n’a pas été prévenu auparavant. Si les idées qui sont développées dans Femmes sont étrangères au lecteur, il sera potentiellement très surpris de voir qu’elles existent, mais surtout qu’elles sont partagées par une large partie de la population. Si, au contraire, le lecteur a déjà conscience de ces idées-là, il se pourrait qu’il soit surpris par la manière dont elles sont abordées et ce que j’en fais. Lorsque je parle de déstructuration, c’est très général, mon ouvrage manque de structure, en apparence, et cela peut surprendre le lecteur. Pour ne citer qu’un exemple, sans trop en dire, en lisant mon essai le lecteur se trouvera confronté à un conte. Le conte en question peut paraître tout à fait détaché du reste du livre mais il faut le considérer comme en faisant entièrement partie ; il participe aux réflexions générales de l’ouvrage mais sous une forme différente. Le conte en lui-même est, d’ailleurs, très surprenant.

Et après ? Quels sont tes futurs projets ?

Il y a quelques projets sur lesquels je travaille mais c’est encore un peu trop frais pour pouvoir en parler. J’ai des difficultés avec la fiction donc j’aimerais bien me lancer le défi d’écrire un roman, mais j’aimerais surtout écrire un recueil de maximes, c’est un exercice qui me plait bien ! Et puis, il n’est pas exclu que Femmes puisse avoir une suite…

Femmes par Corentin Gaudfrain


Merci Corentin pour nous avoir parlé de ton premier ouvrage, Femmes, disponible à la vente dès le 15 juillet. On te souhaite beaucoup de succès dans ta nouvelle vie d’auteur-professeur !

Source Photographie : Claire André.

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